Experts et grand public : quelles perceptions face au risque ?

> Les diplômés du public ou des institutionnels se rejoignent pour accorder peu de confiance aux autorités sur les pollutions

 

Le « niveau d’études » reste toujours discriminant, quoique de façon différente par rapport à l’importance du risque. Ainsi, sur les risques nucléaires et chimiques, ce sont toujours les niveaux d’études élevés qui accordent davantage leur confiance aux autorités. Ceci est vrai en particulier pour les diplômes supérieurs de la population des institutionnels (un peu plus de la moitié des interviewés).

Une différence de la même nature entre diplômes, mais moins prononcée apparaît pour la famille des risques individuels dans le public. En revanche, il n’y a pas de différences significatives entre diplômes sur les risques émergents ou les risques familiers.

Enfin, sur la famille regroupant les pollutions, on observe, de façon inattendue, une liaison inverse avec le diplôme pour la confiance accordée aux autorités : plus on est diplômé, moins on est confiant envers les autorités, et ce à la fois pour les institutionnels et pour le public. Cette liaison disparaît pour la vérité.

La synthèse de l’étude PERPLEX — IRSN & partenaires : Ademe, Afssa, Ifen, Ineris, Inra, InVS — © IRSN - février 2007.