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Experts et grand public : quelles perceptions face au risque ?Introduction
L’objet de cette synthèse est de présenter les principaux résultats de l’étude PERPLEX (Perception des Risques par le Public et Les Experts). Les conclusions s’appuient sur les réponses de près de 2000 personnes interviewées en octobre 2004. La moitié constitue un échantillon représentatif de la population française. L’autre moitié est formée de personnes travaillant à l’IRSN, l’AFSSA, l’INVS, l’INERIS et l’INRA. Le questionnaire est celui utilisé chaque année par l’IRSN pour son baromètre sur la perception des risques et de la sécurité. L’étude a bénéficié d’un financement de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET) dans le cadre du programme « Environnement et santé ». Tous les résultats sont regroupés dans un rapport scientifique consultable sur le site www.irsn.org. En collaboration avec cesem opinion. Résumé et perspectivesLa perception du risque est très variable selon l’âge, le sexe, la culture ou le niveau d’éducation. On le constate parce que le grand public est souvent interrogé à ce sujet. En revanche, peu d’enquêtes sont réalisées auprès des experts du risque. Ces personnes ont-elles une perception du risque différente de celle du public ? Public et experts ont-ils un langage commun et les mêmes attentes face à l’expertise scientifique ? Ces interrogations sont l’objet de l’étude appelée PERPLEX (Perception des Risques par le Public et Les Experts) initiée dans le cadre de l’Observatoire de l’opinion sur les risques et la sécurité animé par l’IRSN* et auquel participe l’INERIS*, l’AFSSA*, l’INRA*, l’INVS*, l’ADEME* et l’IFEN*, avec le soutien de Cesem Opinion. En octobre 2004, près de 2000 personnes ont répondu à un questionnaire dans le cadre de l’étude. Les résultatsPremier constat : le public est plus sévère. Par rapport aux experts, il juge les risques plus élevés, accorde moins sa confiance aux autorités, estime plus souvent que la vérité n’est pas dite sur les dangers. Mais au delà de l’estimation absolue des risques, public et institutionnels hiérarchisent sensiblement de la même façon les situations en dehors de quelques exceptions. Deuxième constat : le niveau de formation ou une pratique professionnelle directement liée à l’expertise peuvent expliquer les différences mais pas toujours. Troisième constat : si on y regarde de plus près, les situations à risque se regroupent en quatre familles, sans différence entre les deux. Quatrième constat : le public adhère préférentiellement aux expressions qui vont dans le sens d’une plus grande pluralité de l’expertise. Les perspectivesLes résultats de cette étude soulignent l’importance de ces travaux en commun qui expriment l’attention que ces différents organismes accordent au rôle de la société dans l’expertise des risques industriels. En 2007, pour continuer ces travaux, une nouvelle impulsion sera donnée à cet observatoire. *ADEME : Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie L’étude a bénéficié d’un financement de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET) dans le cadre du programme « Santé et environnement ».
La synthèse de l’étude PERPLEX — IRSN & partenaires : Ademe, Afssa, Ifen, Ineris, Inra, InVS — © IRSN - février 2007.
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