Chapitre ’Environnement et santé’
Effets des expositions prolongées aux particules et aux polluants de l’air
Les premières études épidémiologiques en la matière remontent aux années quatre-vingt-dix. Une étude de cohorte* menée dans six villes aux États-Unis montrait en 1993 que la concentration en particules PM2,5 était l’indicateur le plus fortement associé à la survie à 15 ans, avec des différences de survie de 26 % entre la ville la plus polluée et la moins polluée (Dockery D. W., Pope C. A., Xu X. et al., 1993. « An association between air pollution and mortality in six US cities », The New England Journal of Medicine, vol. 329, n° 24, 9 décembre 1993, pp. 1 753-1 759).
Des travaux réalisés par l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) portant sur 76 unités urbaines françaises (un peu plus de 15 millions de personnes âgées de 30 ans ou plus) ont permis d’estimer que, dans cette population en 2002, 600 à 1 100 décès par cancer de poumon, selon les hypothèses de risque retenues, et 3 000 à 5 000 décès par maladie cardio-respiratoire seraient attribuables à l’exposition chronique aux PM2,5. Sous les mêmes hypothèses, un total de 6 000 à 9 000 décès serait attribuable à cette exposition chronique (Impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine - Afsset 2004).
« L’environnement en France » © Ifen - Edition 2006. Chapitre "Environnement et santé" - Coordination : Afsset et Ifen. Rédaction Afsset avec la contribution de l’Ademe, de l’Ineris, du CSTB/OQAI, de l’InVS et de l’Afsset.
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