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Chapitre ’Environnement et santé’> Les rayonnements naturels
Les rayons ultraviolets (UV)
Si les risques liés à l’exposition aux UVB sont connus depuis longtemps, l’activité mutagène des UVA est identifiée depuis moins de dix ans. Environ 80 000 nouveaux cas de cancers cutanés sont diagnostiqués chaque année en France, nombre en progression constante de 7 % par an. Les radiations UV sont majoritairement responsables de ces cancers dont l’agressivité est variable selon le type de peau. Le mélanome (5 à 10 % des cancers cutanés) en est la forme la plus grave, en progression constante (fréquence doublant tous les douze ans) et plus de 7 200 nouveaux cas ont été recensés en France en 2000. Les doses d’UV reçues d’un appareil de bronzage viennent s’ajouter aux doses reçues lors de l’exposition naturelle, augmentant les risques. Les crèmes solaires permettent une protection partielle contre les UVB et une faible protection contre les UVA. Ainsi, l’augmentation de la durée de l’exposition permise par ces produits permet une augmentation de la dose d’UVA reçue et entraîne donc un plus grand risque de cancers cutanés et une accélération du vieillissement cutané. Si la réduction de la quantité d’ozone stratosphérique a laissé présager une augmentation du rayonnement UV terrestre, la pollution atmosphérique et la production photochimique d’ozone à partir de certains polluants n’ont pas permis d’observer sous nos latitudes d’augmentation significative du rayonnement. Dans l’hémisphère sud, à cause des variations annuelles de l’épaisseur de la couche d’ozone et de sa diminution globale, les niveaux les plus élevés d’irradiation solaire et d’UVA sont observés entre 20 et 30 degrés de latitude sud en décembre et janvier.
Le radon, un gaz naturel radioactif
Le radon-22 est un gaz radioactif naturel issu de la désintégration du radium qui émane du sous-sol, plus fortement dans les régions granitiques ou volcaniques. Il peut s’accumuler à l’intérieur des bâtiments où la radioactivité mesurée en becquerel*17 par m3 (Bq/m3) peut aller de quelques unités à plusieurs milliers18. Les régions les plus exposées sont le Massif central, les Vosges et la Bretagne. À l’origine du tiers de l’exposition de la population aux rayonnements ionisants, le radon est la deuxième source d’irradiation derrière l’exposition médicale et la première source naturelle devant les rayonnements cosmiques et ceux des sols. C’est un facteur reconnu de cancer du poumon, qui se situe cependant très loin derrière le tabac. Environ 3 350 cas par an de cancer du poumon sont attribuables à une exposition domestique au radon en France19. Dans trente et un départements où le potentiel d’émanation du radon est élevé, la mesure du radon est rendue obligatoire dans les lieux de séjour et d’hébergement collectifs et des actions correctives (aération, ventilation et étanchéité) sont conduites si les résultats sont supérieurs à 400 Bq/m3. Un diagnostic approfondi en vue de travaux plus lourds, voire la fermeture provisoire, sont prescrits si les concentrations sont supérieures à 1 000 Bq/m3.
17 – Le becquerel est l’unité de radioactivité ; il équivaut à une désintégration radioactive par seconde. 18 – Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) : http://www. irsn.org 19 – Institut de veille sanitaire, département santé environnement, 2003. « Propositions pour la mise en place et le renforcement d’activités de surveillance des expositions et des risques associés à l’inhalation du radon » (rapport). Saint-Maurice, Institut de veille sanitaire. 108 p.
« L’environnement en France » © Ifen - Edition 2006. Chapitre "Environnement et santé" - Coordination : Afsset et Ifen. Rédaction Afsset avec la contribution de l’Ademe, de l’Ineris, du CSTB/OQAI, de l’InVS et de l’Afsset.
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