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Perception du risque et participation du publicIntroduction« Puis donc que la crainte du mal doit être proportionnée, non seulement à la grandeur du mal, mais aussi à la probabilité de l’événement, comme il n’y a guère de genre de mort plus rare que de mourir par le tonnerre, il n’y en a guère aussi qui dût nous causer moins de crainte, vu même que cette crainte ne sert de rien pour nous le faire éviter. » La logique ou l’art de penser (Monastère de Port Royal 1662). La rationalité scientifique des experts face au risque, exprimé objectivement comme le produit d’un dommage et d’une probabilité, par opposition à la perception subjective, longtemps jugée irrationnelle, qu’en a le public est un sujet ancien. Les chercheurs en sciences sociales ont montré que les représentations de risques au sein du public répondaient à des rationalités spécifiques qu’il importait d’analyser et de prendre en compte. Aujourd’hui, la perception du risque est donc, en général, moins conçue comme un problème à traiter par des efforts de communication de manière à rapprocher risques objectifs et risques perçus, que comme un champ d’investigation spécifique. La question de l’acceptabilité des risques porte désormais sur des règles de gouvernance à élaborer dans lesquelles la participation des acteurs est une des composantes à part entière.
________ © Afsset, juillet 2006, rédacteur : Benoit Vergriette. Remerciements pour relecture à : P Hubert (Ineris), R Demillac (ENSP). Photo : Gettyimages.
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