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Champs électromagnétiquesLes radiofréquencesLes champs de radiofréquences (RF) sont ceux dont la fréquence est comprise entre 10 kHz et 300 GHz ; les champs d’hyperfréquences se situent à une fréquence comprise entre 300 MHz et 300 GHz. Ils ont pour principale origine les antennes de radio, de télévision, de radar et de téléphonie mobile mais également les fours micro-ondes. Ces champs servent à transmettre des informations à distance par voie hertzienne. Ils sont à la base des télécommunications en général et notamment des systèmes radioélectriques sur toute la planète. Effets biologiques sans effets avérés sur la santéL’exposition la plus importante du public aux RF est représentée par les bandes radio FM. La Tour Eiffel, avec ses émetteurs de télévision, représente une puissance comparable à celle de toutes les stations de base françaises réunies. Les niveaux d’exposition moyens des français restent extrêmement faibles par rapport aux valeurs limites. Les champs RF et d’hyperfréquences sont connus pour produire des effets biologiques : une augmentation de la température causant une agitation moléculaire et la création de courants électriques. La chaleur est généralement évacuée par les processus normaux de thermorégulation du corps. Mesures extérieures d’exposition aux CEM dans la gamme des RF Relevées à proximité de stations de base de téléphonie mobile : les CEM générés par la FM sont prédominants et constituent une exposition moyenne atteignant 4% de la valeur limite. A l’intérieur des maisons, le niveau d’exposition est encore moindre.
Source : ANFR Il est important de noter que l’effet biologique qui se produit lorsque l’exposition à des ondes électromagnétiques provoque quelques changements physiologiques visibles ou décelables, est une réponse normale des cellules, tissus ou organes. On parle d’effet sanitaire lorsque les facultés de réaction normale de l’organisme sont dépassées. Ainsi, dans certains cas (exposition de longue durée ou très intense), l’importance de l’effet biologique dépasse la capacité de compensation normale du corps. L’OMS6 a conclu que les données actuelles ne confirment pas l’existence d’effets sanitaires avérés résultant d’une exposition à des CEM de faible intensité dans le domaine des radiofréquences. Tous les rapports commandés à des groupes d’experts français7 arrivent à la même conclusion concernant le cas particulier du téléphone mobile et des stations de base. Ainsi, les experts pensent que dans l’état actuel des connaissances scientifiques, il est peu probable que l’exposition à des champs RF de faible intensité (notamment ceux émis par les téléphones mobiles et leurs stations de base), induise ou favorise l’apparition de cancers. Certaines personnes se plaignent d’un ensemble diffus de symptômes (notamment anxiété, maux de tête, tendances dépressives voire suicidaires, fatigue et réduction de la libido) et les attribuent à une exposition à des CEM sur leur lieu de résidence (principalement logement à proximité des antennes relais). Les données scientifiques ne confirment pas l’existence d’un lien entre ces signes et l’exposition à des CEM. Ils peuvent, au moins en partie, être attribués à d’autres facteurs environnementaux ou encore à l’anxiété suscitée par des technologies nouvelles. Alors que l’intensité du CEM reçu par l’utilisateur d’un téléphone mobile, tout en restant inférieure aux valeurs limites recommandées, est plus forte que celle reçue au voisinage d’antennes relais, c’est sur la question du risque pour la santé des populations séjournant à proximité des stations de base que se focalisent en France les préoccupations du public. Cela peut paraître normal puisque les temps d’exposition ne sont absolument pas comparables : quelques heures par mois pour le téléphone portable versus une exposition permanente pour les antennes relais. Il n’a pas été établi d’effets sur la santé attribuables aux champs RF qui justifieraient de renforcer la limitation de l’exposition. Cependant, devant la persistance d’un doute concernant uniquement les téléphones mobiles, les experts de l’Afsse recommandent dans leur dernier rapport d’adopter le principe de précaution, en optant pour différents moyens permettant de diminuer le niveau d’exposition :
Enfin, il faut noter que la mesure de champs RF reste une procédure lourde, accessible uniquement à des organismes de contrôle technique accrédités. A l’avenir on pourra envisager pour des études scientifiques de disposer de dosimètres portables encore actuellement au stade du développement.
_____________________________________________________________ 6 : dans Quelques références, voir : • Bibliographie ____________ © Afsset, juillet 2006, rédacteur : Mounia El Yamani. Remerciements pour relecture à : C. Goeury (ENSP) et R. de Seze (Ineris). Illustration : Artemis.
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