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Champs électromagnétiquesLes champs statiquesLes champs statiques d’origine naturelle.Nous baignons en permanence dans des champs électriques et magnétiques statiques naturels. Le champ magnétique naturel auquel nous sommes soumis en permanence est d’une valeur d’environ 50 microtesla μT*. Parallèlement le champ électrique naturel varie beaucoup selon les conditions météorologiques : de quelques volts par mètre (V.m-1) à plusieurs dizaines de milliers de V.m-1 par temps d’orage. Dans ces conditions un courant électrique peut être créé et atteindre plusieurs centaines de milliers d’ampères durant un temps très court. C’est le cas de la foudre responsable d’accidents graves surtout dans certaines régions montagneuses particulièrement exposées comme le sud des Alpes. On dénombre chaque année une quinzaine d’accidents mortels, souvent collectifs, notamment chez des groupes de randonneurs. Ce nombre est en fait très mal estimé. La foudre est également responsable de blessures nombreuses laissant parfois des séquelles importantes (déficits neurologiques périphériques ou centraux, troubles psychiques, cardio-vasculaires, oculaires, auditifs). Les champs statiques d’origine artificielle.Pour la population générale, les plus fortes expositions sont celles des champs statiques artificiels lors d’examens d’imagerie médicale par résonance magnétique (IRM). Dans l’IRM la densité du flux magnétique est de l’ordre de 0,15 à 2T et la durée d’exposition, généralement inférieure à une demi heure. En l’état actuel des connaissances scientifiques rien n’indique que l’exposition transitoire à des flux magnétiques statiques, jusqu’à une densité de 2T, produise des effets nocifs sur les principaux paramètres de développement, de comportement et physiologiques des organismes supérieurs. Des interactions peuvent exister entre les champs magnétiques et les appareils électroniques, notamment les dispositifs médicaux implantables actifs (stimulateurs cardiaques)1-2. Il est recommandé que les endroits où la densité du flux magnétique dépasse 0,5 mT soient indiqués par une signalisation appropriée. 1 : dans Quelques références, voir : • Bibliographie __________ © Afsset, juillet 2006, rédacteur : Mounia El Yamani. Remerciements pour relecture à : C. Goeury (ENSP) et R. de Seze (Ineris). Illustration : Artemis.
Afsset & partenaires : Ademe, ENSP, Ineris, InVS, Inpes, FNE et FNES
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