Perchloréthylène dans les pressings • Utilisation des biberons en établissements de santé • Talc en milieu professionnel • InfoTerre : les carrières de matériaux • Exposition professionnelle aux nanoparticules • Climat : la météo des XVIIIe et XIXe siècles • Légionelles dans les réseaux d’eau • Décrets sur les nanomatériaux • Biomarqueurs dans les situations de pollution locale • Portail Exp-Pro.
Le perchloréthylène est utilisé dans les pressings et les laveries automatiques disposant de machines à nettoyage à sec. Le ministère de l’Ecologie et le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé mettent en œuvre, depuis 2008, un programme d’actions en vue de réduire son impact potentiel sur la santé. En effet, en cas d’exposition fréquente et intense, le perchloréthylène [1] peut se révéler toxique pour les reins et le système nerveux, et provoquer des irritations des yeux et des voies respiratoires, ainsi que des vertiges et des nausées.
A la suite du constat en novembre 2011, de l’utilisation dans certains établissements hospitaliers de biberons stérilisés à l’oxyde d’éthylène1 (OE), la Direction générale de la santé (DGS) a saisi le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP), l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), dans le cadre de leurs domaines d’expertise respectifs. Les agences ont ainsi produit des rapports complémentaires.
Suite à plusieurs signalements concernant l’utilisation en milieu professionnel d’un enduit fabriqué à partir de talc suspecté de contenir des fibres d’amiante, l’Agence a été saisie en mars 2009 pour faire le point sur la composition en fibres minérales, et en fragments de clivage, des talcs, ainsi que sur les risques sanitaires liés à leur utilisation. Elle vient de publier le résultat de ses travaux et fait des recommandations visant, notamment, une meilleure protection des travailleurs.
Le portail de données géoscientifiques du BRGM InfoTerre permet désormais de localiser les carrières de France (métropole et Outre-mer), en activité ou fermées. Les données présentées résultent d’un inventaire national de ces exploitations.
Dans le cadre du plan Nano-INNOV, un groupe de travail composé de l’INERIS, du CEA et de l’INRS a élaboré un guide méthodologique pour aider les préventeurs à caractériser, dans une ambiance de travail, les potentiels d’émission de nanoparticules lors d’opérations mettant en œuvre des nanomatériaux. Ces recommandations décrivent le mode opératoire d’une meilleure évaluation des expositions professionnelles aux nanoparticules pour renforcer la sécurité et préserver la santé des opérateurs.
Le projet CHEDAR a pour objectif d’évaluer la capacité des modèles numériques à simuler les séquences météorologiques emblématiques (vagues de chaleur ou de froid, épisodes post-éruption volcanique…) des XVIIIe et XIXe siècles, avant la mise en place des grands réseaux de stations météorologiques. Financé par l’ANR , il réunit des climatologues du LSCE (CNRS/CEA/UVSQ), laboratoire coordinateur du projet, du LMD (CNRS/ENS/UPMC/Ecole Polytechnique), de Météo-France et des historiens du CHRQ (CNRS/Université de Caen Basse-Normandie).
Le renforcement des exigences réglementaires sur la qualité sanitaire de l’eau à l’intérieur du bâtiment a permis de stabiliser le nombre de cas de légionelloses en France. Néanmoins, les contaminations des réseaux d’eau chaude sanitaire persistent. Fort de son retour d’expérience, le CSTB a accompagné les Pouvoirs Publics (Direction générale de la santé et Direction générale de l’offre des soins) dans la rédaction d’un guide technique dans l’objectif de maîtriser le risque de développement des légionelles dans le cadre de réhabilitations des réseaux.
2 décrets concernant les substances à l’état nanoparticulaire ont été publiés le 17 février 2012. L’un concerne la déclaration annuelle de ces substances mises sur le marché en France. Le second porte sur la désignation des organismes pouvant être destinataires des informations recueillies. Ces décrets ont été codifiés au Code de l’environnement. Ils entreront en vigueur au 1er janvier 2013.
Face à une pollution locale par des substances chimiques, la décision de mettre en place une étude utilisant un ou plusieurs biomarqueurs se pose, ainsi que les modalités de sa réalisation. Ce guide, élaboré par l’Institut de veille sanitaire, constitue une aide méthodologique précieuse pour évaluer la pertinence d’une étude locale utilisant des biomarqueurs, et le cas échéant procéder à sa mise en oeuvre.
L’Institut de veille sanitaire (INVS) met en ligne un nouveau portail Exp-Pro dédié à l’évaluation des expositions professionnelles. Plusieurs outils d’aide sont désormais mis à disposition des médecins du travail, des préventeurs et des professionnels de santé. Ce portail constitue une aide précieuse pour retracer les expositions auxquelles les travailleurs ont pu être exposés.